Voyager : une question de chance ?

Pas sûr… Demain, vous pourriez être l’heureux élu qui parcourt les routes du monde, car voyager n’est pas toujours synonyme de rêve inaccessible. Commencez petit, et rapidement vous oserez repousser vos limites. La motivation et l’ardeur que vous mettrez à réaliser ce projet feront de vous un voyageur.

 

« Vous avez de la chance de voyager ! »

C’est peut-être vous qui entendrez bientôt cette phrase. L’acte de voyager en est pourtant assez éloigné. La chance est par définition imprévisible et aléatoire, donc la probabilité qu’un voyage vous tombe dessus sans prévenir est nulle.

Il ne tient qu’à vous de faire les bons choix, de tout mettre en œuvre pour que votre projet se réalise et de vraiment oser vous lancer dans l’aventure. Mais la chance n’a rien à voir avec tout cela et ne vous aidera pas.

Votre seule vraie chance, c’est d’être bien né

Vous pouvez traverser les frontières facilement si vous êtes détenteur d’un passeport français. Car vous avez la chance d’être né dans un pays occidental libre.

Vous avez également un niveau de vie relativement élevé en comparaison du reste du monde. Dans de nombreux pays, le coût de la vie sera très accessible même si vous ne roulez pas sur l’or en France.

Et vous avez peut-être aussi la chance d’être en forme, même si la santé, tout comme les enfants, ne sont pas des freins à la réalisation d’un voyage.

C’est le moment pour vous lancer, commencer à changer votre vie et à penser voyage.

Voyager demande un certain investissement

Il est bien sûr nécessaire de préparer un minimum votre voyage suivant les destinations retenues et le temps dont vous disposez : s’informer, économiser, s’imprégner de l’expérience des autres voyageurs, cheminer intérieurement…

Les sacrifices à faire seront plus ou moins importants selon vos revenus de base et le confort que vous exigerez en voyage. Mais en recherchant les « bons plans » et en adoptant un mode de vie « seconde main », vous mettrez rapidement des sous de côté.

Et pour faire des économie en voyage, adaptez votre niveau de vie aux pays que vous traverserez.

 

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Décider de voyager, c’est une question de choix et de priorité

Si vous acceptez de quitter votre zone de confort, d’affronter vos peurs face à l’inconnu et à l’absence de repères, vous êtes près pour partir sur les routes du monde.

Mais il va falloir refoulez les mauvaises pensées ou les mauvaises langues qui vous barrent la route. Vous le pressentez déjà : voyager permet de trouver des réponses sur soi, de s’épanouir et de grandir.

Vous seul déciderez de partir et de tout mettre en œuvre pour y arriver. Alors ne soyez pas un frein à vos propres rêves.

 

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Comment se réadapter au retour d’un voyage au long cours ?

 

Le voyage a toujours une fin…

Le voyage est une source extraordinaire de richesse. Les découvertes sont permanentes, et la routine quasiment inexistante. Le temps prend une autre dimension : on réapprend à vivre lentement et à apprécier son environnement ; on savoure chaque instant. Mais un jour ou l’autre, il faut se résoudre à rentrer, à retrouver un quotidien plus stable où le nomadisme n’est plus de mise. Difficile de trouver les ressources nécessaires pour se réadapter après un voyage au long cours. Comment accepter une existence qui semble tellement moins exotique, voire même insipide ?

 

La difficulté du retour après un voyage au long cours

Votre retour, même quand il est préparé, est une rupture immense avec l’aventure qui s’est déroulée pendant de nombreux mois. Dans un premier temps, retrouver ses repères semble rassurant et même confortable. Les proches posent des questions et le plaisir de raconter permet d’évoquer vos souvenirs inoubliables. Mais rapidement, la lassitude s’installe. Répéter le même discours ou répondre aux questions récurrentes devient pesant. Les changements provoqués par le voyage vous ont éloigné du fonctionnement de la société. Le décalage devient perceptible et votre entourage ne vous comprend plus.

 

Des pistes à explorer : témoignez de votre expérience de voyage et gardez le contact avec d’autres routards

Les contraintes et la routine vont réveiller en vous la nostalgie du voyage. Il est nécessaire de trouver des motivations pour continuer à avancer et ne pas se nourrir uniquement du passé :
– La rencontre avec d’autres routards va vous permettre de trouver une écoute compréhensive.
– Témoigner de votre expérience par un livre, une conférence ou lors d’un salon sur le voyage offre également la possibilité de vous adresser à un public de passionnés.
– La recherche d’un nouveau projet va vous encrer à nouveau dans la réalité du quotidien et vous aider à vous projeter vers l’avenir.
– Gardez le contact, continuez à échanger et à aller à la rencontre des autres comme vous le faisiez pendant votre voyage.

 

Le temps, un allié réel pour rebondir après un si long voyage

Doucement, l’équilibre va se reconstruire. Vous allez reprendre vos marques et vos habitudes. Le voyage vous a appris à relativiser les petits tracas du quotidien, à prendre du recul et aller à l’essentiel. Cette expérience réelle et positive va devenir une force. Encore une fois, le temps fera son action : on dit souvent qu’il faut autant de mois au retour, que de mois passés à voyager, pour se réadapter ! Et quel que soit le temps nécessaire à cette réadaptation, vous en ressortirez toujours grandit et plus épanoui.

Quand le voyage inspire l’art…

Il y a des Hommes qui voyagent pour leur plaisir, pour la beauté des paysages, pour une belle rencontre, pour ressentir et vivre un autre « ailleurs »…

Il y a des Hommes qui voyagent pour aider les autres, les accompagner dans leur développement et les soutenir dans leurs difficultés.

Il y a des Hommes qui voyagent pour leur travail, et qui vont commercer avec d’autres peuples.

Et il y a aussi des Hommes qui voyagent car ils n’ont pas d’autre choix que de fuir, d’aller chercher de meilleures conditions de vie, plus de sécurité pour leur famille et de paix…

Nizar Ali Badr est syrien. A travers les pierres, il raconte la vie. Il raconte la vie de ces gens qui partent en voyage pour une durée indéterminée, sans retour et sans certitude de réaliser leur rêve.

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“Jabal Safoon” veut dire “composition de pierres”.

Compositions de pierres aux teintes douces qui semblent tellement vivantes… Et si expressives !

Si vous voulez en admirer plus sur les œuvres d’art de cet artiste, voici un PowerPoint que l’on m’a transmis et que je trouve magnifique.

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Le voyage, source intarissable d’apprentissages…

Beaucoup nous ont posé la question de ce que retiendraient les enfants d’un tel voyage. Sans doute avaient-ils au fond d’eux, l’intime conviction que celui-ci allait leur apporter énormément, leur permettre de grandir, de se construire et de s’adapter au monde de demain.

Mais voici, quelques précisions dans cet article paru dans le CSN de décembre 2015, bulletin pour l’instruction en famille de l’association CISE (Choisir d’Instruire Son Enfant).

Un article écrit en collaboration avec les Daltons.

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Quelques news des explorateurs…

Voilà 4 mois que nous sommes rentrés.

Le retour à une vie sédentaire, un peu moins exotique, n’en reste pas moins riche et bien occupée. Toujours plein de projets en tête, nous poursuivons notre chemin.

Les enfants continuent à grandir en dehors de l’école accompagnés par Anne, et Matthieu est retourné sur les routes du commerce, un peu différentes de celles que nous avons empruntées tout au long de cette année de voyage…

Les températures sont exceptionnellement chaudes pour ce mois de novembre, mais rien à voir avec ce que nous avions il y a un an… Petite remontée dans le temps…

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Rappelez-vous, notre petit bungalow (à gauche sur la photo)… avec une eau à 32°C !

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Quelle tranquillité dans ce petit coin paradisiaque… Loin de la foule, avec pour seules occupations la baignade, les balades, le farniente et les bons petits plats thaïs à savourer tout en se perdant dans l’horizon de la mer turquoise…

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Pas de nostalgie. Nous avons vraiment profité de tous ces endroits qui continueront, dans notre souvenir, à rayonner un peu de chaleur et de courage les jours d’automne où la grisaille s’installera.

Nos belles aventures se poursuivent en France et vous pouvez les suivre ici. Le voyage n’a pas été qu’une parenthèse dans notre vie. Nous l’avons longtemps rêvé et envisagé sous tous les angles. Il nous a porté pendant des années, en tant que projet fédérateur et ambitieux, et il nous faisait avancer.

Et maintenant, il continue de nous imprégner chaque jour. Il a laissé ses empreintes au plus profond de nous ; il a changé notre façon de vivre au quotidien et notre rapport au monde. C’est un peu comme un accélérateur des changements intérieurs qui se font tout au long d’une vie. Il nous permet d’avoir la conviction qu’on peut toujours aller plus loin et garder le cap.

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New York City !

On l’a rêvée. On l’a imaginée. On l’évoquait comme le bout du bout de notre voyage autour du monde… Et ça y est, nous y sommes !

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Vous la reconnaissez dans le flou au fond… New York City !

Petite visite de Central Park cet après-midi… Un petit air de campagne en plein cœur de la ville…

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Terminus ! Fin du voyage !
Mais on ne descend pas, car l’exploration de notre monde est loin d’être finie ! Elle va continuer pour nous et pour les Daltons. Non, nous ne repartons pas en voyage au mois de juillet ; mais de nouveaux projets nous attendent en France, une nouvelle vie à réadapter après cette expérience de dix mois sur les routes du monde. Une remise « en route », la joie de revoir nos proches, le bonheur de retrouver notre « chez nous ». Un équilibre à retrouver dans notre quotidien ensemble ou séparés.

En attendant, on profite de ces derniers jours à NYC, et il y a tellement de choses à voir encore ici !

2015, c’est parti pour le Laos !

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Ça y est nous y sommes. 2015 a pointé le bout de son nez, et c’est sous le signe du transport que nous commençons le premier jour de l’année : dix minutes de tuk-tuk, trois heures de bateau, cinq heures de minibus et nous voilà de retour à Hanoï, il est 17h30. Et ce n’est pas fini : vingt minutes de minibus pour aller à la gare routière, d’où nous partons pour Dien Bien Phu en bus de nuit. 6h30 arrivée à destination sous un froid presque hivernal.

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Il y a un adage qui annonce que tout ce que l’on fait le premier jour de l’an, on le fera toute l’année… Et bien, tant mieux, car le voyage continue pour nous en 2015 !

Notre réveillon a été un peu écourté à cause d’un petit incident en fin d’après-midi. Eléane s’est coincée le pied dans les rayons de la roue du vélo d’Anne. Une vilaine plaie et une cheville surement foulée… Pour la médecin du village de l’ïle de Quan Lan, pas de soucis majeur ; mais nous avons confirmé son diagnostic en effectuant une radio à notre arrivée hier matin à l’hôpital Dien Bien Phu.

Un immense merci à Thibault, qui grâce à une très bonne maîtrise du vietnamien, nous a facilité grandement toutes les démarches en nous accompagnant avec son véhicule ; ainsi qu’à toute sa famille pour leur patience, alors qu’ils étaient en partance pour la Laos.

Eléane va bien, elle ne remarche pas encore, mais ça ne saurait tarder…

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Et papa est là pour assurer le transport en attendant…

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Pas le courage ce soir d’écrire un article sur la baie d’Along, mais promis, il y en aura un très prochainement.

Nous partons demain matin à 5h30 en bus pour la Laos. Notre visite du Vietnam s’achève ici à Dien Bien Phu, là où il y a un peu plus de soixante ans, nos aînés perdaient leur dernière bataille et quittaient l’Indochine définitivement.